[Inconnu]

C'est quoi vivre ? Respirer un air vicié en absorbant des substances inconnus et douteuses ? Travailler pour pouvoir payer les doléances qui nous ont permis de trouver un emploi ? Trimer toute la sainte journée pour trouver du plaisir à s'affaler le soir devant la télévision et s'estimer heureux de sa journée ? Faire la connaissance de gens tout aussi paumés que nous pour pouvoir finalement s'avouer qu'on ne s'en sors pas si mal ? Perdre toute conscience du monde extérieur ainsi que la plus petite parcelle de joie, ou d'innocence, dans son c½ur ? Brider sa raison et se laisser aller à l'opulence malsaine prônée par les médias ? Ou accuser les médias de tout les maux de l'humanité et oublier son influence propre sur nos problèmes de chaque jours ? Ignorer royalement les souffrances d'autrui pour se focaliser uniquement sur son petit nombril égocentrique ? Dénigrer la société et nier l'existence même de la joie et de la naïveté ? Faire de chaque jour son dernier pour mourir vieux et nostalgique du temps ou l'on avait le temps ?

Je crois que des possibilités d'existences, il en existe des tonnes, mais je remarque tout de même que certaines se retrouvent chez plusieurs personnes. Pourtant, on ne peut pas parler de stéréotypes, car elles peuvent parfois se mélanger et créer d'autres comportements. Je me sens alors partagé entre le fait que rien de réellement nouveau n'arrivera jamais dans ma vie, et le fait que je ne vois pas quoi espérer de plus. A vrai dire je ne sais plus comment espérer, comment formuler un souhait sans me sentir coupable de narcissisme. Peut-être suis-je trop dur avec moi-même, ou bien... Ou bien je ne sais pas. Encore une fois, mon esprit me reproche l'idée même que je ne sois pas fautif. Il me refuse toute tolérance et m'impose une marche forcée. Mais je trébuche parfois, et j'oublie le chemin à suivre. Alors je divague, en bon Fou que je suis. Je n'ai ni queue ni tête, comme une histoire racontée sans trop y croire, une blague lancée au hasard de la conversation. Ma venue est entièrement fortuite et totalement désapprouvée, ou bien ignorée avec superbe.

Je fatigue de n'être que l'ombre de moi-même.
Je suis las de vivre avec mon ombre pour seule compagne.
Et pourtant... Pourtant... Je ne sais pas, ça ne va pas. Quelque chose me manque. Comme une partie du puzzle qui ferait défaut.
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# Posté le dimanche 30 août 2009 15:26

C'est toujours la même chose.

Ma vie prend son essor, déploie ses ailes immensément magnifiques avec tout son imposante carrure aux prises avec l'attraction terrestre, un bourbier insondable l'attendant ici-bas. Puis elle chute lamentablement, une aile de papier sibyllin percée par une rafale de tristesse cinglante. Le sol se rapproche inexorablement,signation à un choc subtilement cynique ainsi qu'au Néant post-apocalyptique. J'en viens presque à vouloir intensément la fin de ma décadence interminable. Je me mets à rogner les quelques lambeaux restants de joie me retenant encore de plonger en piquet. Quand enfin je suis libéré de toute attache au rêve que je nourrissais autrefois, voilà que le sol se met à se liquéfier, devenant au fur et à mesure de mon effondrement une mer laiteuse et où je m'imagine déjà m'y écraser agréablement. Et le drame, si l'on puis appeler cela ainsi, arrive en grande pompes. Mon ossature s'étend de toute part, lie entre ses cartilages de fins et ténus fils d'espoir. Si nombreux qu'ils forment bientôt de véritables ailes, plus impressionnantes encore que les précédentes. Je me redresse lentement dans ma course à la mort. Ma trajectoire dévie, se relève et se stabilise sur l'horizon. Cet instant est envahi d'un sentiment que l'on nomme plénitude. Mon esprit se torture dans tous les sens pour calculer toutes sortes de trajets possibles, la naissance du rêve. Je vois un nuage, solitaire dans ce ciel mesuré même pour ma taille. Je sais qu'il est le seul dessin que je puisse entreprendre, unique repère en ce monde. Mon rêve sera donc de l'atteindre, logique simple et absurde. Ma vie prend alors son essor, déploie ses ailes et... Recommence son éternelle histoire.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 09:34

Un ennui mortel

L'ennui est mortel. Rien qu'à voir tout ces gars qui pètent des plombs en massacrant toute bête de chaire et de sang autour d'eux avant de s'éteindre à la manière d'un harakiri malsain. Le problème de la société d'aujourd'hui n'est pas le fait que ce monde n'est qu'illusion est faux semblants, mais bien que nos dirigeants ne parviennent plus à entretenir notre besoin viscéral de parcourir pré après pré les uns derrière les autres. La tentation d'aller voir en dehors de l'enclos est grande, surtout lorsque des fissures s'ouvrent grand dans les palissades. On voit aujourd'hui la montée en puissance du Spleen, désespoir à outrance de la vie sur Terre. Nous avons acquis après des siècles de dur labeur la possibilité de penser par nous même, comme le nouveau-né comprend peu à peu qu'il existe une barrière infranchissable entre son esprit et celui de ses géniteurs. L'humanité grandit, reste à savoir si son ossature pourra supporter un poids si imposant. Nous avons peur que ce que nous prenions pour un jeu, pour un exemple à suivre devienne réel, que nos rêves soient à portée de volonté, que l'impossible n'ait plus rien d'inconnu. L'angoisse nous étreint lorsque un choix s'impose à nous, et c'est bien simple, nous prenons à peine conscience de toute l'étendue de responsabilité que nous avons à notre propre égard.

Certains se réfugient dans le total désespoir, un genre de nihilisme défaitiste. Je vais mal, tout va mal, et ce pour toujours.
D'autres préfère suivre l'ancienne coutume de suivre aveuglément un chef, ou un idéal créé de toute pièce par un autrui dont le seul but sera de faire un profit quelconque tout en sachant que lui-même suit aussi un idéal vindicatif bien pauvre en originalité, créé par son prédécesseur, qui lui-même suit les pas de ses ancêtres... Etc, etc... Capitalisme.
Quelques uns se réfugient dans l'alcool, les psychotropes, et autres drogues. Partir dans le monde de l'éléphant rose empêche toute pensée constructive, il n'y donc rien à détruire, rien à perdre, un point zéro où rien ne se passe mais où les responsabilités n'ont pas prise.
Enfin, rares sont ceux qui se plongent dans leurs pensées les plus noires, tout en gardant à l'esprit que ce monde ne se limite pas au biens matériels, ni aux ressources spirituelles. Il faut de tout pour faire un monde, mais tout ou rien, quelle est la différence après tout ?

J'en reviens donc au même point, le monde se nourrit de lui-même, il créé ses découvertes afin de se substituer à l'ennui, et par extension à toute tentative de penser par soi-même.

Que faire afin d'éviter de pourrir sur place ? Je n'en sais rien.
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# Posté le jeudi 16 avril 2009 20:20

Dialogue de sourds

Dialogue de sourds
On fait quoi maintenant ?

Je te vois comme un sourire jeté du haut d'un pont, brisé nonchalamment sur un sol poreux et avide de sang. On vit, on meurt, on s'écorche de milles feux pour trouver une raison de laisser sa main dans le brasero. On a pas d'yeux, si ce n'est pour voir sa déchéance, seulement on espère, on se voile le regard d'un mirage sans nom, facétie de bonheur, simulacre d'avenir. Et on marche, alignés à la manière des boyscouts, en rangs serrés, trop serrés. J'étouffe.

Sois mon ami.

T'as pas entendu c'que je viens de dire ? Je suis pas fréquentable, trop... désespéré. J'ai toute les raisons de tracer la route, de voguer au loin dans ces eaux brumeuses que tant affectionnent le temps d'une mort, seulement je reste sur le palier à attendre que la porte se referme, ou qu'une larme me jette sur le seuil. J'voudrais tout arrêter, enclencher le bouton d'urgence une fois pour toute plutôt que de rêver ma fin. J'ai pas les tripes d'assumer un c½ur si lourd, si vivant. Quand j'vous observe, j'vois des cadavres ambulants, sauf que parfois ils ont le désir et la témérité de lever le menton, et de me renvoyer ce regard que je connais si bien, un regard qui me hurle tout ce que l'on puisse espérer de l'humanité. On n'est ni des êtres funestes et délirants, monstres de chairs et de sangs, ni des anges célestes dont les ailes sibyllines agitent l'air pollué de cette Terre. On n'est ni en-dessus, ni en-dessous de la réalité. Pas d'avenir certain, seulement des possibles et des peut-êtres. Rien n'est fixe et pourtant, ce serait si simple...

Tu veux mourir ?

Non ! Je voudrais juste que ce soit plus simple, moins fatiguant. Je suis las de faire la girouette sans pouvoir influer sur la direction du vent, alors soit je me leurre en schématisant tout un stratagème pour rendre les élans frénétiques des courants célestes immobiles, soit je descend de mon toit, et en bon fainéant que je suis, je ne peut me résoudre à faire quoi que ce soit... Et même ce que je te dis là, je voudrais que ça n'ait jamais existé, je voudrais ne l'avoir jamais pensé, car tout ce qui existe dans un esprit est soumis à son jugement impartial, épluché dans les moindres détails pour ensuite donner l'aval à l'organe buccal de mentir sur la valeur réelle de la chose. Heureusement, je peux supporter tout ce charabia de mensonges invétérés, mais seulement lorsqu'il vient de moi.

Tu délire.

Voilà ! Tu vois ce que je veux dire, tant je tente de distiller mes pensées qu'elles en deviennent insipides et vides de sens. D'un côté, c'est peut-être ça qu'on appelle partager ses sentiments, les miens sont si torturés qu'on ne peux les assimiler qu'à une bouillie verbale, salissure sonore. J'aimerais que tout soit beau, tout soit joli, que tout soit mort, qu'on ait enfin la paix. Car la beauté absolue n'existe que dans le Néant, ou bien... Peut-être... Je ne sais pas... Je perds la boule dirait-on.

Tel un vieillard incontinent, t'empêcher de divertir ton entourage de ta présence infecte tu ne peux.

T'en as pas marre de me suivre partout ? Tu n'es qu'une Ombre, silhouette difforme d'un homme tout aussi informe. Si mes dires reflètent ma personnalité, ne suis-je donc que folie absurde ? Conscience méconnue en perdition ? Désespérance confronté à sa trouble réalité ?

Ou alors tu n'es que la consistance que tu te donne, fruit de ton imaginaire. Un homme sorti tout droit de nulle part, de ses songes obscurs, de ses rêveries amères et tendancieuses. En gros tu n'existes pas, si l'on suit ce raisonnement.

Serais-je... réel ? Non, non, bien sûr que je le suis. Je pense donc je suis, c 'est bien connu.

Assurément, tu ne peux qu'exister puisque tu dialogue avec ton reflet mal défini sur la vitre crasseuse de ta chambre d'appartement. N'en as-tu pas marre de ne t'imaginer vivant qu'uniquement au travers de ta personne ? Le monde t'ouvre les bras et toi tu restes là à tâter le bout de ses mains en te demandant si oui ou non ce sont tes doigts qui touchent les siens ou si ce n'est l'inverse. Va, vis et aime, c'est simple, non ? Ne cherche pas de question là où ne t'y attend qu'un tas d'autres interrogations encore insoupçonnées.

Mais putain, as-tu seulement tenté de comprendre ce que je disais ? Cette vie que tu semble si particulièrement affectionner, moi elle me fait gerber, y a rien à en tirer si ce n'est une saumure verdâtre et pestilentielle. Toute cette vie me révulse, et tu crois que je voudrais y plonger corps et âme ?

T'es pitoyable. Pourquoi ne peux tu pas agir selon l'envie du moment sans fioritures d'esprit ?

Parce que la seule chose dont j'ai envie, c'est de fuir ce monde ! Parce que la peur me tient par les couilles et que ma main refuse de me les arracher une fois pour toute !
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# Posté le dimanche 05 avril 2009 15:42

La Nuit

La Nuit
En chaque Nuit règnent des événements innombrables et insoupçonnés. De la classique balade au clair de lune à la rougeoyante lueur du tabac se consumant, ainsi que l'apparition de fresques murales intempestives, le choix ne manque pas. Il y a nombre de chose à faire la Nuit, lorsque l'unique personne qui vous accompagne est cet autre vous-même. Le rêve se confond à la réalité. On ne voit pas très bien, la fatigue amoindri nos capacités à la réflexion, certaines substances joyeusement perfides nous détourne de notre hypothétique but de sérénité, ou simplement de paix et de sommeil salvateur. On est sûr de rien la nuit, c'est en cela que réside son charme Traitreusement envoûtant...

Un p
rofesseur de Français académique, rigide dans son enseignement, tergiverserait durant des heures sur cet état des choses, à la fois fantastique et objet des pires exactions, si bien que l'aube le surprendrait dans son ½uvre, l'apogée de sa personne. C'est dire le reste de sa vie. Je ne vise absolument personne, je vous l'assure, si ce n'est, malheureusement, la majeure partie du corps enseignant. Aujourd'hui nous sommes dans un extrême absurde, mêlant l'irrespect et la fermeture d'esprit de la part, et des élèves, et des professeurs. Je ne souhaite pas que tout soit beau, tout soit joli, mais que l'ensemble du système éducatif ait enfin un sens, un sens qui puise sa force dans l'espoir tout autant que la raison. Cela peut paraître vieux et con, c'est l'effet que je me fais parfois, mais c'est la seule manière pour l'homme d'avancer dans son évolution. D'abord en apprenant à se connaître soi-même pour cultiver ses rêves, ensuite en prenant les différences des autres comme un enrichissement personnel. Ceci est ma simple conviction.

M
ais je m'écarte du sujet premier, la Nuit et ses drôles de faits et gestes. Si l'on pouvait résumer son caractère en une seule phrase, je crois que cela enlèverait beaucoup de son incroyable don à nous faire tourner la tête. Pour nous les hommes, c'est comme une femme terriblement attirante, brune pour la plupart, un cô sauvage, piquant avec un soupçon d'amertume et un parfum de cannelle ainsi qu'un teint virant vers le mat clair, et puis une chaire ferme et douce au palpable... On dirait presque une description d'un objet consommable, préfabriqué, vous ne trouvez-pas ? Normal, c'est un stéréotype... Bref, ce « Sex-symbol » nous échappe inlassablement, et ce à chaque réveil. Normal qu'on soit jamais de bonne humeur le matin, c'est pas le pied gauche le fautif...

Pour les femmes... Et bien je ne sais pas trop, n'en étant pas une... Mais après de nombreux échos tels que « Putain, il est trop beau ! Il a trop le style !» ou « Tu l'as vu ? J'le kiff grave à mort ce mec ! » Je peux supposer certaines choses. La couleur de cheveux varie selon la nana, mais le type Italien ou Espagnol est fortement plébiscité. Grand de préférence, mais pas trop pour ne pas s'esquinter ses nouvelles bottes à force de se mettre sur la pointe des pieds. Imberbe fait trop... Monsieur Propre, mais l'inverse est tout aussi révulsant. Des yeux doux, romantiques et assez fermes pour montrer une confiance en soit absolue, enfin pas trop quand même, l'égocentrisme à l'extrême est à éviter à tout prix. Ah, une dernière chose, un « joli petit cul ». Même définition que pour la gente masculine ! Et un point commun, un ! Donc messieurs les néandertaliens et autres s'abstenir, distance de se sécurité 30 mètres sous risques de cris suraigus ou de violents coups de sac à mains. En résumé, la femme est beaucoup plus tatillonne que l'homme sur le choix de sa Nuit, et cela peut se révéler bénéfique parfois, mais irritant au plus au point le reste du temps.

Pour fini
r je dirais que je me suis amusé à écrire ce texte. J'étais parti sur mon manque de Nuits actuel mais tout compte fait, ma pensée a dériver très loin de mon objectif premier... Et ça me fait bien marrer.


Au revoir
!

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 23:15